Analyse territoriale du Sézannais

Les différents éléments présentés dans ce dossier mettent en évidence une situation particulière dans le secteur de Sézanne.

D’un côté, le territoire se situe au cœur d’un bassin céréalier important, structuré autour de plusieurs coopératives agricoles et d’un réseau de silos répartis sur l’ensemble du sud-ouest marnais.

De l’autre, une infrastructure ferroviaire toujours exploitée subsiste avec la ligne Oiry – Esternay, maintenue grâce à plusieurs programmes d’investissements publics destinés à préserver le réseau capillaire fret.

Dans le même temps, certaines installations ferroviaires historiquement liées à cette activité — notamment les installations de la gare de Sézanne et l’embranchement du silo Novagrain — ne sont actuellement plus utilisées.

Cette situation met en évidence un décalage entre l’existence d’infrastructures ferroviaires et leur utilisation effective dans l’organisation logistique du territoire.

Alors même que le transport ferroviaire continue d’être utilisé sur la ligne, notamment depuis le site d’Esternay, l’essentiel des flux céréaliers du secteur repose désormais sur le transport routier.

Dans un territoire où le trafic de poids lourds est particulièrement important sur certains axes structurants, cette organisation logistique pose la question de l’articulation entre les différents modes de transport.

Dans cette perspective, une remise en état de la section Sézanne – Anglure, intégrant les installations intermédiaires telles que Barbonne-Fayel, pourrait contribuer à augmenter le volume global de trafic ferroviaire sur l’ensemble de la ligne, renforçant ainsi la cohérence économique de son maintien et la pertinence des investissements engagés ou à venir.

L’enjeu n’est pas d’opposer la route et le rail, mais de comprendre comment les infrastructures existantes pourraient contribuer à une organisation plus équilibrée des flux logistiques.